La recherche intéressante lancée par les plus grands fabricants de matelas aux États-Unis s’appelle Pillow Personalities: elle a impliqué plus d’un millier d’Américains
dans le but de comprendre les corrélations entre la personnalité et l’activité du rêve.

Au-delà des informations qui se sont dégagées (voir ci-dessous), l’enquête est significative car elle renvoie à un concept affirmé pour la première fois par Sigmund Freud au début du XXe siècle et jamais démodé: à travers les rêves c’est possible enquêter sur la psychologie et l’inconscient de l’individu.

À ce jour, en effet, les rêves sont des éléments structurels et essentiels des voies analytiques les plus importantes. Anna Merolle, psychologue spécialisée en psychothérapie jungienne gestalt-analytique et directrice du Centre psychologique de Rome, en parle.

À quoi doivent-ils leur importance?

«Être des phénomènes naturels qui nous accompagnent tout au long de notre vie, sur lesquels nous n’avons aucun contrôle mais que nous pouvons utiliser pour comprendre ce qui se passe dans notre inconscient.

Les rêves fascinent et intriguent car ils portent en eux un monde mystérieux créé par nous-mêmes, dans lequel le filtre de la rationalité est si bas qu’il nous permet d’entrer en contact avec les émotions les plus profondes, celles que pendant la veillée nous ne nous permettons pas de faire ressortir.

Souvent, alors, ils sont si intenses qu’ils conditionnent nos journées. C’est pourquoi nous ressentons le désir de les déchiffrer ou – si nous sommes en thérapie – de les dire au spécialiste ».

Comment sont-ils « utilisés » pendant les sessions?

«Cela dépend du type de thérapie. Dans le domaine cognitif, par exemple, nous essayons de voir comment la personne se présente dans un rêve, dans quel environnement elle se déplace, quels rôles elle joue.

Dans l’analyse approfondie ou la psychanalyse, on parle cependant d’interprétation: le thérapeute demande expressément au patient de garder une trace des rêves et, au cours de la séance, l’aide à déchiffrer les symboles qui y apparaissent ».

Est-il vrai que ceux qui se lancent dans l’analyse font plus?

« Oui, car lorsque l’inconscient comprend que les rêves seront écoutés et interprétés, il les utilise de plus en plus comme moyen de communication, généralement pour anticiper une transformation dont l’individu n’a pas encore conscience ».

Sont-ils utiles à ceux qui ne vont pas chez le psychanalyste?

«Oui, vous pouvez bénéficier des messages des rêves. Avant de s’endormir, l’objectif «Je veux me souvenir de ce que je vais vivre» est formulé.

Au réveil, il faut prendre des notes et essayer de reconstruire le rêve: ce n’est pas facile, car les intrigues sont souvent illogiques et déconnectées de l’expérience.

Dans tous les cas, en gardant un journal de rêves, il sera possible de retracer des thèmes récurrents ou une histoire qui se développe. Et cela favorise la connaissance de soi ».

Dis moi ce que tu as vu

Les introvertis rêvent le plus souvent de perdre leurs dents ou de ne pas pouvoir battre quelqu’un. Alors que les nuits des extravertis sont animées plus fréquemment par des images de voyage. La recherche Pillow Personalities le soutient (pour info: subestmattressbrand.org/pillowpersonality).

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Article publié dans n. 49 de Sanevry en kiosque à partir du 21/11/2017